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trauma center : under The Knife  (test jeux ds) posté le jeudi 08 février 2007 12:51

Après s'être fait remarquer au Japon et aux Etats-Unis, Trauma Center nous aura fait languir de longs mois avant d'arriver finalement en version européenne. Un laps de temps qui, pour ma part, m'aura paru interminable, puisque ayant passé des moments exceptionnels sur la version US, j'attendais impatiemment l'occasion de vous parler de ce titre absolument fantastique. S'essayer à Trauma Center, c'est basculer dans le quotidien bouleversant d'un jeune chirurgien qui n'est pas au bout de ses surprises, et mieux vaut y être préparé.

Trauma Center : Under The Knife

Vous n'êtes aucunement attiré par le monde médical et la moindre piqûre vous donne des sueurs froides ? Pourtant, croyez-le ou non, vous avez autant de chances que les autres de succomber au virus Trauma Center. Parfaitement accessible aux néophytes qui ne connaissent rien de la médecine, le titre d'Atlus saura vous faire acquérir en un clin d'oeil les réflexes d'un expert en chirurgie. Prenant place dans un contexte relativement sérieux, compte tenu du propos abordé, le jeu compense son approche réaliste par son atmosphère très typée manga et ses opérations parfois fantaisistes. Dans la peau du docteur Derek Stiles, vous devrez faire vos preuves à l'hôpital Hope avant de tenter d'éradiquer une nouvelle forme de virus mortel en intégrant Caduceus, une organisation secrète spécialisée dans l'enrayement des maladies incurables.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 89Pensez toujours à appliquer le gel antibiotique avant d'inciser.

Débutant par une série de cas assez bénins, Trauma Center vous oppose rapidement à des opérations beaucoup plus délicates sur des patients victimes du TAC, ou toxine anti-immunocellulaire. Ce nouveau fléau de l'humanité, plus terrible que le sida ou le cancer, est encore sujet à bien des interrogations au moment où se passent les faits, soit en l'an 2018. Selon la rumeur, ce virus aurait été mis au point à des fins terroristes dans le but de constituer une arme bactériologique. Entouré d'une équipe de brillants chercheurs et chirurgiens, c'est vous qui allez devoir trouver le moyen d'enrayer cette maladie incurable. Concrètement, vous serez confronté à plusieurs reprises à des victimes du TAC au cours de missions ayant pour but de vous présenter les différents stades de cette maladie. En progressant dans le jeu, vous devrez apprendre à identifier les différentes formes du virus pour les traiter correctement, tandis que vos collègues tâcheront de mettre au point des solutions viables pour que vous puissiez mener à bien vos opérations. Les formalités médicales du début laisseront donc vite place à un stress permanent lorsque vous serez confronté à des cas critiques qui exigeront de votre part une concentration et une efficacité optimales.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 90Ici, vous devez constamment couper les fils et brûler les larves que génère le parasite.

Autant dire qu'il est impensable de se lancer dans une opération si l'on est pas parfaitement opérationnel. Jamais un jeu n'aura été aussi éprouvant et usant pour les nerfs, mais il faut vraiment l'essayer sérieusement pour comprendre à quel point Trauma Center parvient à installer une tension si terrible pendant les opérations. Mais pour réussir à rendre aussi réelle et aussi palpable cette atmosphère stressante, les développeurs ont tout misé sur les particularités de la DS en exploitant de façon très intelligente l'écran tactile. Le gameplay trouve ainsi son efficacité dans l'utilisation omniprésente du stylet, qui peut aussi bien faire office de scalpel que de seringue. En réalité, les dix instruments chirurgicaux qui sont mis à votre disposition peuvent être activés à tout moment par simple pression sur l'icône correspondante. On peut donc passer et en un clin d'oeil d'un outil à un autre sans avoir à attendre qu'une infirmière, aussi réactive soit-elle, vous tende l'objet. Et quand on sait à quel point il faut aller vite dans Trauma Center, ça n'est pas un détail anodin.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 91Même tracé avec hésitation, le pentacle pourra souvent vous sauver la mise.

Le principal tour de force réside donc dans le fait que l'on oublie totalement le contexte dans lequel on joue pour se focaliser uniquement sur la complexité des opérations. Dès lors, ce n'est plus le stylet que l'on contrôle mais tout l'arsenal chirurgical indispensable à l'accomplissement des tâches qui vous sont demandées. Là encore, il est bien difficile d'expliquer cela à quelqu'un qui n'a pas joué à Trauma Center. Dites-vous que lorsque vous faites une incision avec le scalpel, vous avez vraiment le sentiment d'entamer la chair du patient, et de le faire souffrir lorsque le bruit vous indique que vous vous êtes légèrement loupé. Imaginez l'angoisse qui s'ensuit lorsque vous provoquez une hémorragie, et qu'il faut drainer le sang manuellement avant de suturer la plaie. Les seules choses qui seront bien réelles dans tout ça seront la tension qui fera accélérer votre pouls, la sueur qui perlera sur votre nuque et la sensation d'avoir les mains qui tremblent. Le maniement du stylet exigeant une précision chirurgicale de votre part, et c'est le cas de le dire, la moindre bavure peut suffire à faire échouer toute une opération. Fort heureusement, vous disposez d'un atout précieux dans votre manche : la Healing Touch.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 92Le patient le plus inattendu : une bombe à désamorcer !

Le concept de Healing Touch, traduit par "Don de Guérir" en français, constitue en quelque sorte un joker auquel vous pouvez recourir lorsque la situation vous échappe dramatiquement. L'échec d'une opération découle directement du pouls du patient qui, s'il tombe à zéro, entraîne la mort du malade et l'irrémédiable Game Over. Malgré le fait que vous serez complètement absorbé par l'application du traitement, vous devrez donc impérativement garder un oeil sur ce pouls qui peut chuter brutalement lorsque vous "dérapez". Le seul moyen de faire remonter celui-ci est d'injecter régulièrement une certaine substance à l'aide de la seringue, ce que vous ne pourrez pas vous permettre de faire n'importe quand. Il est donc parfois inévitable de faire appel au Don de Guérir, une notion un peu fantaisiste qui constitue en quelque sorte le pouvoir spécial du docteur Stiles. Concrètement, la chose consiste à tracer un pentacle avec le stylet pour quasiment figer l'action et faire passer le temps au ralenti. Vous disposerez ainsi d'un laps de temps précieux que vous devrez mettre à profit pour redresser la situation en agissant vite et bien. Notez que vous ne pourrez hélas l'utiliser qu'une seule fois par mission.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 93Ces vers se multiplient à chaque fois que vous les coupez en deux.

Même si les premières missions demeurent très simples, elles sont indispensables pour que le joueur acquiert les réflexes de base afin de les utiliser par la suite de manière intuitive sans passer trente secondes à se demander comment procéder pour effectuer un massage cardiaque, extraire une tumeur, retirer un corps étranger ou traiter une hémostase au laser. Histoire que vous ne perdiez pas vos bonnes habitudes de médecin si vous arrêter de jouer pendant plusieurs jours, le soft vous donne la possibilité de recommencer les missions terminées dans n'importe quel ordre en passant par le mode Opération (anciennement le mode Challenge). Vous pourrez ainsi en profiter pour améliorer votre score en agissant plus proprement ou en allant plus vite, puisque le chronomètre représente votre principal menace après l'état du patient. Parmi les 36 missions proposées, quelques-unes font vraiment preuve d'originalité, notamment la scène mémorable où vous devrez désamorcer une bombe dans un avion avec vos instruments de chirurgien ! Les derniers cas sont d'ailleurs tellement fantaisistes qu'ils sont carrément indescriptibles. Pour vous donner une idée, dites-vous que vous aurez affaire à des parasites monstrueux aux réactions totalement imprévisibles, et que vous allez vraiment en baver pour en venir à bout. Malgré tout, Trauma Center est une expérience à part à découvrir absolument si vous ne voulez pas passer à côté de l'un des jeux les plus marquants de l'année.

Pour des raisons techniques, ces images ont été prises sur la version US, mais tous les textes sont traduits en français sur la version PAL.

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New super Mario bros  (test jeux ds) posté le mardi 06 février 2007 22:02

Après des années de bons et loyaux services sur consoles, excellant aussi bien en 2D qu'en 3D et même dans les disciplines sportives les plus incongrues, Mario enfile à nouveau sa salopette de plombier pour effectuer un retour aux sources émouvant. Inspiré de ses toutes premières aventures sur NES, New Super Mario Bros est bien plus qu'un simple remake. C'est un épisode inédit qui a la saveur du Mario originel et qui s'apprête à faire figure de nouvelle référence en matière de plate-forme 2D.

New Super Mario Bros

La princesse Peach a encore été kidnappée, et l'on ne peut que s'en réjouir ! Depuis le temps qu'on attendait un titre capable de rendre ses lettres de noblesse à la plate-forme 2D sans qu'il s'agisse d'un simple portage, comme ce fut trop souvent le cas sur la GBA, on ne peut qu'applaudir des deux mains. Il est vrai que la sortie récente de Super Princess Peach constituait déjà un hommage au genre, mais son gameplay particulier l'éloignait quand même assez des mécanismes habituels de la saga des Mario. A présent, les puristes et les nostalgiques seront tous d'accord sur le fait que le nouveau soft de Nintendo répond complètement aux attentes des fans de la série qui verseront probablement une larme en redécouvrant des sensations oubliées depuis l'épisode Super Nintendo.

Test New Super Mario Bros Nintendo DS - Screenshot 36Il faudra en découdre plusieurs fois avec Baby Bowser avant d'affronter le vrai.

Le ton est donné dès le premier niveau qui s'ouvre sur un décor similaire à celui de Super Mario Bros. Les capacités de la DS aidant, les graphismes ne sont évidemment plus du tout du même acabit et on reste coi devant la qualité de la réalisation. La technique utilisée offre un rendu exceptionnel, avec des personnages modélisés en 3D qui évoluent dans des décors classiques en scrolling agrémentés d'arrière-plans superbes. Les animations ultra détaillées donnent vie aux personnages d'une façon saisissante, et l'on apprécie d'autant plus les nouveaux mouvements qui viennent enrichir la panoplie traditionnelle du plombier. On s'aperçoit d'ailleurs que certains d'entre eux sont directement issus du volet N64, à l'instar du rebond ou du triple saut qui ajoutent encore plus de subtilité au gameplay. L'influence de l'épisode SNES se ressent aussi fortement, par exemple à travers la présence des switchs ou des grilles à faire pivoter, auxquels viennent maintenant s'ajouter des sauts sur des lianes ou sur des corniches. Les développeurs se sont fait plaisir en multipliant les clins d'oeil aux épisodes passés de la série, et on retrouve ainsi un bestiaire et des environnements qui évoquent une tripotée de souvenirs liés aux nombreuses parties passées sur tel ou tel opus de Mario.

Test New Super Mario Bros Nintendo DS - Screenshot 37Une réalisation technique admirable.

J'insiste à nouveau sur le fait que, malgré toutes ces références relatives à l'univers du plombier, New Super Mario Bros ne peut en aucun cas être considéré comme un remake de quelque épisode que ce soit. On se rend compte très vite que l'on a affaire à du neuf, et la totalité des niveaux proposés sont inédits. Vous allez voir que les concepteurs se sont creusés la tête pour injecter dans cet opus un bon nombre d'idées assez inattendues de manière à surprendre constamment le joueur au fil de sa progression. Le soft n'en reste pas moins fidèle au squelette de base d'un Mario, avec ses parcours chronométrés comportant moult blocs et tuyaux, et se terminant de manière systématique par un saut maladroit sur le drapeau de fin de niveau. Le gameplay repose toujours sur deux boutons à combiner pour moduler ses sauts en fonction de la prise d'élan, et on retrouve ses marques immédiatement. Sous ses airs bon enfant, le jeu exige une précision d'orfèvre qui régalera les connaisseurs, même si ces derniers risquent peut-être de trouver le challenge trop facile. Il faut dire que la difficulté ne commence réellement à se corser que dans le dernier monde, et c'est probablement ce qui décevra le plus les habitués.

Test New Super Mario Bros Nintendo DS - Screenshot 38Le Méga Champi n'est pas si évident que ça à maîtriser.

Pour peu que vous soyez familiarisé avec le maniement du plombier, vous ne devriez donc avoir aucun mal à donner une leçon à Bowser à l'issue du 8ème monde du jeu. Toutefois, cette durée de vie un peu légère est compensée par le fait que le soft comporte énormément de secrets à découvrir, et notamment deux mondes cachés. Dans chaque stage sont dissimulées 3 médailles étoilées que vous devez cumuler pour pouvoir ensuite déverrouiller les passages menant à de nouveaux endroits sur la carte du monde. De la même façon, les joueurs dignes de ce nom mettront un point d'honneur à récupérer les 8 pièces rouges qui apparaissent lorsque vous passez dans un anneau, clin d'oeil à Mario 64. Au final, il faut quand même tabler sur 78 niveaux (45 normaux, 12 spéciaux, 4 maisons hantées et 17 forteresses), ce qui n'est pas si mal que ça. Le joueur a donc tout intérêt à fouiller le jeu dans ses moindres recoins pour tout débloquer, afin de profiter des idées mises en place dans chacun des stages, plutôt que de se contenter de faire le jeu en ligne droite. Certains stages comportent en effet des embranchements qui débouchent sur des issues alternatives, mais ceux-ci sont soit très bien cachés soit difficiles à emprunter. Les maisons hantées seront notamment l'occasion de résoudre quelques énigmes dans le plus pur style de Super Mario World sur SNES. Quoi qu'il en soit, l'ensemble du soft est placé sous le signe de la variété et de la surprise, aucun niveau ne ressemblant de près ou de loin au précédent. Les développeurs ne se sont pas contentés d'emprunter les meilleures idées des précédents volets, ils ont également introduit un certain nombre de trouvailles qui enrichissent considérablement le gameplay.

Test New Super Mario Bros Nintendo DS - Screenshot 39Les étoiles sont nécessaires pour ouvrir de nouveaux passages sur la carte.

Cet opus se permet notamment de renouveler la gestion des power-ups en rajoutant une capsule de réserve dans laquelle vous pouvez stocker un item si vous avez déjà pris une fleur ou un champignon. Il suffit ensuite de cliquer dessus avec le stylet au moment voulu pour l'utiliser. Au niveau des options justement, plusieurs font leur apparition pour la première fois, à l'instar du Mini Champi ou du Méga Champi. Le premier réduit Mario à une taille minuscule, l'affaiblissant considérablement, mais en contrepartie, Mario devient capable de se faufiler dans les endroits étroits et de flotter sur l'eau. Le second lui fait prendre une taille gigantesque et lui permet de tout détruire sur son passage, un peu comme les phases avec Bowser dans Paper Mario sur GameCube. Deux très bonnes idées auxquelles vient s'ajouter le costume de carapace qui transforme le plombier en tortue Koopa, lui permettant de se mettre en boule pour faire des ravages, ce qui renvoie immanquablement aux costumes de Super Mario Bros 3. Il faudrait également parler des maisons de Toad dont vous pouvez provoquer l'apparition en obtenant certains chronos en fin de niveaux, ou des blocs bonus qui se baladent sur la carte en alternance avec les frères marteau. Outre l'utilisation des items de réserve, le fait de pouvoir changer de monde via le stylet est quasiment le seul élément à mettre à contribution l'écran tactile de la DS, ce qui est un petit peu regrettable.

Test New Super Mario Bros Nintendo DS - Screenshot 40On dirait que chaque épisode du plombier à servi de source d'inspiration à cet opus.

New Super Mario Bros est un jeu qui ne dévoile tout son potentiel qu'à la condition de le terminer dans son entier. Outre le fait que chaque niveau réussisse à se démarquer considérablement des autres, terminer l'aventure vous offre la possibilité de contrôler Luigi et de sauvegarder la partie à tout moment. De plus, la cartouche offre une diversité de mini-jeux étonnante, même si certains ont été repris de Mario 64 DS. Tous exploitent complètement le côté tactile de la console et leurs challenges progressifs garantissent un intérêt renouvelé. Par ailleurs, la plupart d'entre eux sont également jouables en multijoueur, de 1 à 4 participants, avec une ou plusieurs cartouches. Que rajouter de plus sinon que New Super Mario Bros est une réussite complète, et qu'il parvient brillamment à se hisser à la hauteur de nos attentes malgré la pression qui pesait sur ses épaules. Un achat qui est donc vivement recommandé, autant pour les nostalgiques qui ont encore en mémoire les tout premiers opus de la série, que pour les néophytes qui trouveront là une parfaite synthèse de l'univers du plombier.

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Super Mario 64 DS  (test jeux ds) posté le mardi 06 février 2007 21:57

Il y a 8 ans, Nintendo révolutionnait le jeu de plates-formes avec Mario 64 en le transposant dans un univers en 3D, posant les nouvelles bases du genre. A l'heure où la 3D envahit nos poches, il n'y a rien de surprenant à voir revenir ce jeu mythique pour accompagner le lancement de la Nintendo DS. Et en plus, il n'a pas pris une ride le bougre.

Super Mario 64 DS

Quand on pense Mario 64, on pense gameplay riche, diversité, longueur et stick analogique. Car non content d'avoir été un jeu de folie qui reste aujourd'hui encore une référence, Mario 64 avait fait la brillante démonstration de l'efficacité du stick analogique du pad N64, quoi qu'on ait pu penser de son design. Alors évidemment, quand on voit un remake du jeu sur une console qui en est dépourvue, on s'interroge. Si par défaut le jeu vous propose de le pratiquer avec la croix directionnelle, on aura tôt fait d'opter pour un maniement à l'écran tactile, enfilant la dragonne magique pour diriger le père Mario avec le pouce pendant que les boutons de la console serviront aux diverses actions, sauts, coups et autres. C'est certain, dans un premier temps, on est franchement déconcerté mais avec un peu de pratique, on finit par se débrouiller avec aisance. Toutefois, on est tout de même pas au niveau de perfection des commandes originales et il faudra faire preuve d'une précision parfois diabolique pour ne pas rater un saut délicat. On pourra au choix voir la chose comme une source de petite frustration, ou alors comme un moyen de rendre le jeu plus exigeant, plus dur peut-être. Un autre petit tracas vient légèrement gâcher la fête : les caméras. Souvent mal placées quand on laisse le jeu s'en charger automatiquement, et pas toujours évidentes à recadrer correctement en mode manuel. Pour finir, l'écran tactile, en sus d'être utilisé comme interface de commande, affiche également une carte du niveau sur laquelle figurent les étoiles que l'on doit collecter, ce qui rend leur recherche plus simple et évitera bien des casse-tête.

Test Super Mario 64 DS Nintendo DS - Screenshot 30Le truc de Wario : la force brute.

Pour ce qui est du jeu en lui-même, il s'agit dans le fond et dans l'essence d'une copie du titre sorti sur N64. Les actions de Mario sont les mêmes, les triples sauts, les sauts sur les murs et tout ce qui s'en suit. Il en va de même pour les différents items. De même on retrouvera avec joie les niveaux que l'on a déjà pu parcourir par le passé. Etant des étalons en matière de level design, on ne va pas s'en plaindre. Ceci dit, ce remake réserve son lot de surprises et ne se présente pas à nous comme un malheureux portage sans nouveautés.

Ainsi, à la plus grande stupéfaction d'une foule éberluée, ce n'est pas avec Mario que l'on débutera l'aventure mais avec ce bon vieux Yoshi. Le choc ! Imaginez un concert de Kyo qui débuterait avec un inconnu à la place de Ben, le si charismatique chanteur. Car oui, mesdames et messieurs, il y a des choses en plus dans cette version DS. Quelques niveaux, mais surtout de nouveaux personnages qu'il faudra libérer un à un et que l'on pourra ensuite incarner à volonté. Mario reste donc la star, mais il est accompagné du fidèle Yoshi, de son frangin Luigi et de Wario, son alter ego crado. Chacun ayant ses petites spécialités même si les possibilités de jeu sont fondamentalement identiques. Yoshi par exemple, peut attraper un ennemi avec sa langue pour l'avaler et le transformer en oeuf pendant que Luigi est capable de sauts sensiblement plus hauts que Mario mais ne sait pas rebondir sur un mur. Dans l'usage des items et bonus, les différentes identités se feront sentir aussi puisque chacun réagira à sa manière à l'acquisition d'un power up. Quand Wario devient Metal Wario en prenant une fleur, Luigi devient pour sa part invisible et acquiert un pouvoir de passe-muraille. De son côté Yoshi se mettra à cracher du feu. En conséquence, certains nouveaux défis tireront parti des spécificités de chaque héros, apportant une source de variété supplémentaire à un jeu qui n'en manquait déjà pas.

Test Super Mario 64 DS Nintendo DS - Screenshot 31Brave Luigi qui n'hésite pas à affronter le danger.

Nintendo sait tirer avantage du potentiel qu'il met lui-même à sa disposition. Du coup, non satisfait d'avoir doté sa DS d'un jeu de plate-forme aux qualités remarquables par sa richesse et son gameplay, Big N a-t-il pensé à remplir la cartouche avec une belle quantité d'extras, histoire de bien confirmer que Mario 64 DS est le fer de lance du lancement de la console et qu'il convient d'en profiter pour montrer tout ce qu'elle sait faire. En premier lieu on trouvera donc une flopée de mini-jeux jouables au stylet à débloquer au gré de notre progression. On trouve de tout là-dedans, des puzzles, des jeux de réflexion, de réflexes, voire les deux à la fois. On peut même effeuiller une fleur en récitant la litanie habituelle : "elle m'aime, un peu, beaucoup, etc..." et voir le pauvre Yoshi rire ou pleurer. Non, en effet ça ne sert à rien, mais je n'ai jamais dit que tous les mini-jeux étaient réussis, il y en a d'excellents tout autant que des dispensables. Après avoir exploité stylet et écran tactile, Nintendo n'oublie pas le multijoueur. Mario 64 DS comprend donc quelques mini-jeux jouables à 4, sans câble et avec une seule cartouche, les données se trouvant partagées par les DS. Amusants un temps, les mini-jeux manquent malheureusement d'intérêt sur la durée, tous ne consistant qu'en une course aux étoiles qui tourne vite en rond. Certainement pas ce que le jeu a de meilleur à offrir.

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Mario kart DS  (test jeux ds) posté le mardi 06 février 2007 21:54

Cité en exemple à chaque fois qu'il est question de jeux de courses orientés arcade, Mario Kart a toujours été intouchable dans sa catégorie. Modèle absolu de fun de convivialité, la série n'a jamais pu être inquiétée par la concurrence grâce au savoir faire de ses créateurs. C'est donc sans trop d'appréhension que l'on accueille Mario Kart pour la première fois sur DS, et le résultat est encore une fois sidérant.

Mario Kart DS

Parce que nous y avons tous goûtés à un moment ou un autre de notre vie de joueurs, le seul nom de Mario Kart retentit comme un appel sauvage aux oreilles du loup qui sommeille en chacun de nous. Découverte et adulée sur Super Nintendo, puis sur N64, GameCube et GBA, la série semble vouée à connaître un succès éternel et amplement mérité sur consoles. Jusqu'à présent, aucune erreur de parcours n'a été commise par le plombier moustachu, pilote de kart à ses heures perdues, et ce n'est pas cette nouvelle version Nintendo DS qui fera exception à la règle. Pourtant, on a beau bouillir d'impatience en insérant la cartouche dans le port de la machine, on est loin d'imaginer le niveau d'intensité des parties auxquelles on s'apprête à prendre part. Une image qui illustre bien l'événement que représente cette sortie extrêmement attendue.

Test Mario Kart DS Nintendo DS - Screenshot 109Le jeu comporte 16 circuits inédits et 16 autres inspirés des anciennes versions de Mario Kart.

Puisant allègrement dans les nombreuses idées mises en place dans les précédents opus, Mario Kart DS donne vraiment l'impression que l'équipe de Miyamoto s'est efforcée d'extraire le meilleur de la série pour proposer un gameplay qui fasse vraiment l'unanimité. De cette façon, les connaisseurs retrouveront leurs marques en un clin d'oeil et s'amuseront à repérer les idées issues de tel ou tel épisode. A titre d'exemple, la disparition du saut n'ayant pas convaincu tout le monde sur GameCube, on retrouve intacte cette fonction sur la version DS. Loin de relever du détail, cet ajout fera vraiment plaisir aux fans qui savent à quel point le saut est utile pour affiner sa technique de pilotage. Car son orientation arcade n'a jamais empêché Mario Kart de proposer un gameplay pointu dès lors qu'il s'agit de le maîtriser à la perfection. Plus que jamais, les dérapages constituent l'élément crucial de la conduite, puisqu'ils peuvent notamment déboucher sur l'utilisation de dérapages turbo offrant un boost supplémentaire via la manip gauche/droite que connaissent bien les afficionados de la série.

Test Mario Kart DS Nintendo DS - Screenshot 110Une arène qui ne manque pas d'originalité. On aurait presque peur de rayer l'écran !

A cela vient s'ajouter le phénomène d'aspiration qui est pris en compte lorsqu'on colle aux roues d'un concurrent pour prendre de la vitesse, ainsi que le traditionnel départ canon. La nature des engins pilotés a également une influence réelle sur le déroulement des courses, chaque personnage disposant d'un grand nombre de karts aux propriétés variées. Moins nombreux que sur GameCube, les protagonistes atteignent tout de même la dizaine si l'on prend en compte les quelques persos cachés, et se distinguent toujours par leurs différents styles de pilotage. Mais que seraient les courses sans la présence d'items pour pimenter le jeu ? Les carapaces rouges et autres peaux de banane sont donc de la partie pour vous permettre de pourrir vos adversaires en les mettant dans le vent à l'aide d'attaques sournoises. Le titre comporte même un certain nombre d'options inédites, comme la Bob-Omb qui fait office d'explosif, le Bill Balle qui vous transforme en boulet de canon, ou encore le Bloups qui vous permet de cracher de l'encre pour noircir l'écran de vos adversaires afin de les aveugler. Ambiance garantie !

Test Mario Kart DS Nintendo DS - Screenshot 111La chasse aux soleils, un tout nouveau défi.

Mais qu'en est-il des propriétés de la machine ? Si la 3D fait des merveilles au niveau de la réalisation, le double écran s'avère lui aussi judicieusement utilisé puisqu'il offre une vue secondaire propice à l'anticipation. L'écran tactile affiche en effet un plan qui fait quasiment office de rétroviseur puisqu'il permet de garder un oeil sur ses opposants et même de savoir quelles options ils ont entre les mains. En revanche, le stylet est simplement mis à contribution pour switcher entre une carte partielle ou une carte complète du circuit. En fait, sa réelle utilité consistera surtout à créer ses propres emblèmes pour personnaliser son kart. Une fonction plutôt sympathique pour les parties en ligne. Vous n'êtes d'ailleurs pas sans savoir que la cartouche de Mario Kart DS met à contribution les fonctions Wi-Fi de la Nintendo DS afin d'autoriser les parties sur internet, en plus du mode multijoueur traditionnel. Pour la première fois, vous allez pouvoir rivaliser avec des joueurs de tout niveau à travers le monde, et pour l'avoir testé, je peux vous dire que ce mode fonctionne parfaitement. Le manuel spécial Wi-Fi livré avec le jeu permet de connecter sans se prendre la tête, et la fluidité des courses est la même que lors des parties en solo. Le seul point qu'on pourrait reprocher est l'absence d'indications concernant le niveau des adversaires, mais le système reste idéal pour trouver des concurrents humains lorsqu'on n'a pas d'amis. Le circuit est choisi automatiquement en fonction des propositions des joueurs, et les parties peuvent accueillir de 2 à 4 participants (contre 8 joueurs en multi normal). Comme toujours, la distribution sélective des options relance toujours l'intérêt des courses en favorisant systématiquement le dernier joueur pour lui donner la possibilité de remonter. Et c'est ça qui rend les parties en multijoueurs si palpitantes, car tout le monde a sa chance et les retournements de situation sont légion.

Test Mario Kart DS Nintendo DS - Screenshot 112Les fans auront reconnu le fameux Parc Baby.

Mais avant de régner en maître sur le web, vous serez sûrement tenté de vous familiariser avec les nouveaux circuits via les différents modes de jeu. Comme toujours, c'est le Grand Prix qui permet de débloquer l'essentiel des bonus cachés, comme les coupes ou les personnages. Le jeu comprend un total de 8 coupes de 4 circuits accessibles en 50cc, 100cc et 150cc, sachant que ces 32 tracés sont également proposés en mode Miroir. On notera que ceux-ci sont répartis en deux catégories : Nitro ou Rétro, la distinction étant faite entre les circuits inédits et ceux qui sont inspirés de parcours déjà connus. A ce titre, on remarque que les concepteurs ont eu la bonne idée d'indiquer de façon systématique sur quelles versions sont tirés chacun des circuits Rétro. En marge du Grand Prix, le soft comporte pour la première fois un mode Mission construit en 6 groupes de 8 défis. Ces derniers pourront par exemple vous demander d'accomplir un tour en marche arrière, de récupérer un certain nombre de pièces dans un laps de temps donné ou encore d'effectuer un minimum de dérapages turbo. Ca nous change des courses habituelles et c'est d'autant plus intéressant que la rang obtenu incite à s'améliorer. Un boss fait même son apparition à chaque fois qu'on termine un groupe complet d'épreuves. Tout aussi rafraîchissant, le mode Bataille de Ballons est de retour dans Mario Kart DS, avec toutefois une particularité de taille : il faut maintenant souffler dans le micro pour gonfler ses ballons au fur et à mesure qu'on vous les perce ! Une autre mode mutijoueur, inédit celui-là, vous demandera de collecter les fameux "Shines" de Mario Sunshine avant vos adversaires dans des arènes loufoques. Sachez que toutes ces épreuves sont jouables en solo et qu'il est tout à fait possible de former des équipes avec le CPU. Enfin, le titre offre évidemment l'opportunité de refaire tous les circuits débloqués en mode Versus et Contre-la-Montre, avec la possibilité de sauvegarder ses fantômes. Sur ce, je m'en vais conclure en vous disant que l'on tient là le soft le plus indispensable de la machine et que nous vous le recommandons chaudement

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Mario et Luigi:les freres du temps  (test jeux ds) posté le mardi 06 février 2007 21:52

Le moment est venu d'attirer votre attention une dernière fois sur l'un des tout meilleurs jeux de la DS. Dans quelques minutes, vous saurez pourquoi le nouveau titre de Nintendo est à faire absolument. Et si malgré cela le jeu ne vous dit rien, sachez qu'il saura vous réconcilier à la fois avec les RPG et l'univers de Mario. A présent, installez-vous confortablement où vous voulez et apprêtez-vous à découvrir pour quelles raisons ce soft restera probablement dans les annales.

Mario & Luigi : Partners In Time

Vous n'êtes pas sans savoir que Mario & Luigi : Partners in Time est l'héritier d'une série de RPG initiée par Square sur Super NES. Un peu décevante dans son épisode N64, la saga a su s'affirmer avec brio sur GameCube et GBA, avant de nous faire une démonstration magistrale sur Nintendo DS. Mais alors qu'on croyait avoir tout vu depuis Super Mario RPG à Paper Mario 2, en passant par Superstar Saga, il va bien falloir que l'on s'incline à nouveau devant le talent des responsables de cet opus inédit. Conservant les bases de l'épisode GBA dont il constitue plus ou moins le prolongement, Partners in Time se distingue une fois de plus par l'excellence de son système de jeu, mais aussi par le caractère démentiel de son scénario. Ce dernier atteint en effet des sommets en matière de loufoquerie et frôle encore une fois le grand n'importe quoi dans son approche parodique et dans son propos. Mais jugez plutôt !

Test Mario & Luigi : Partners In Time Nintendo DS - Screenshot 142Là je pense que Papy Champi veut parler du scénario.

Notre histoire se passe dans un monde coloré peuplé de tortues et de champignons souriants, mais dont l'apparente naïveté n'est qu'une façade derrière laquelle se cache une noirceur sans nom. On aurait tort, en effet, de juger hâtivement un récit tel que celui-ci quand on voit quel est le sort réservé à la plupart des gentils habitants de ce monde. Tout allait bien dans le Royaume Champignon, jusqu'au jour où la princesse Peach, dans sa grande sagesse, ne sut résister à l'envie irrépressible d'essayer la dernière invention du professeur K.Tastroff, personnage tout droit échappé de Luigi's Mansion. L'ingénue péronnelle ne sait pas, à cet instant, qu'elle est en train de causer la perte de son royaume, et se retrouve coincée dans le passé. Les êtres difformes qui ont pris sa place dans la machine spatio-temporelle révèlent bien vite leurs intentions belliqueuses, en bons envahisseurs extraterrestres qu'ils sont. Dès lors, il fallait trouver deux héros pour éviter la catastrophe, deux volontaires suffisamment idiots pour défier la reine des aliens en personne dans sa propre soucoupe. Ces deux là, vous les connaissez certainement puisque ce sont les seuls héros en salopettes et bleus de travail de toute l'histoire du jeu vidéo.

Test Mario & Luigi : Partners In Time Nintendo DS - Screenshot 143Pourquoi le sort s'acharne-t-il sur ces pauvres Toad ?

Ne taisons pas leurs noms davantage, Mario et Luigi vont être contraints d'explorer le royaume d'antan pour trouver le moyen de sauver l'ingénue de service qui semble tout faire pour s'attirer des ennuis. Dans la peau des deux frangins, vous allez donc devoir plonger tête baissée dans des failles spatio-temporelles afin de découvrir ce qui se trame dans le passé. Un voyage dans le temps qui les confrontera directement à leurs doubles, à l'âge où ils n'étaient encore que des nourrissons. Une donnée qui va considérablement pimenter les choses puisque nos amis vont devoir malgré eux coopérer avec ces deux bébés braillards aux caractères diamétralement opposés, au risque de s'attacher à eux. Croyez-le ou non, l'aventure sera propice à une avalanche d'événements ridicules et de scènes tordantes à base de répliques cinglantes et de retournements de situation incroyables. La plupart des dialogues sont d'ailleurs à prendre au second degré, le soft ne comportant pas la moindre once de sérieux. Vous verrez ainsi Luigi injustement méprisé par tous sous prétexte qu'il enchaîne les gaffes. Vous serez témoin du caractère quasi hystérique de Papy Champi et de son double trentenaire. Vous serez touché par le bagage parlant dénommé Fourretout dont la timidité et le caractère humble ressortent à chacune de ses interventions. Enfin, vous serez sans doute scandalisé par la cruauté du jeu à l'égard des pauvres Toad victimes de tous les maux et sur lesquels le sort semble s'acharner impitoyablement.

Test Mario & Luigi : Partners In Time Nintendo DS - Screenshot 144Apprenez à maîtriser les items pour prendre le dessus dans les combats.

L'ambiance, le scénario et les délires auxquels les développeurs se sont livrés sur les personnages constituent bien une composante majeure de Mario & Luigi 2, mais il est grand temps d'évoquer ce qui caractérise le gameplay. Largement inspiré de l'épisode GBA, Partners in Time enrichi le système de jeu pour le rendre encore plus accessible, plus riche et plus pertinent. Comme dans tout RPG, la notion de niveaux et d'expérience est prise en compte, et les combats se déroulent au tour par tour. L'originalité du gameplay réside dans l'intervention des notions de plate-forme, à la fois dans les affrontements et dans les phases d'exploration. De plus, contrairement à l'opus GBA, ce ne sont plus seulement deux personnages que l'on contrôle à la fois mais bien quatre ! Les bébés sont généralement placés "à dada" sur le dos de leurs doubles adultes, mais il est possible de les séparer pour qu'ils explorent le monde de leur côté. La gestion des quatre personnages est loin d'être fastidieuse, et on apprend vite à coordonner les mouvements de chacun pour avancer efficacement dans les environnements piégés.

Test Mario & Luigi : Partners In Time Nintendo DS - Screenshot 145Dommage que les énigmes soient un peu simplistes.

Bien que simplistes, les énigmes vous obligeront souvent à séparer les duos pour faire en sorte que les bébés se faufilent dans des tuyaux et atterrissent dans l'écran du haut afin d'ouvrir la voie à leurs doubles. Bien sûr, nos compères sont beaucoup plus efficaces lorsqu'ils sont réunis tous les quatre puisqu'ils peuvent combiner leurs attaques durant les combats. Ca se ressent notamment dans l'utilisation des items qui requiert un timing de métronome pour être pleinement efficace. La difficulté réside dans le fait que les quatre personnages n'agissent pas à la même vitesse, ce qui oblige à s'adapter constamment. De plus, si l'un d'eux vient à mourir, son acolyte devra le porter, ce qui l'alourdira et le ralentira considérablement quand viendra le moment d'esquiver. Les adeptes du volet GBA constateront que cet épisode ne propose plus de techniques spéciales, mais il fait toujours intervenir les mouvements particuliers relatifs au marteau et aux différents badges. Ce qui rend les parties si passionnantes, c'est avant tout le fait de devoir rester concentré en permanence pour réussir au mieux ses actions mais aussi pour esquiver ou contre-attaquer. Car si vous observez bien leurs postures, vous verrez que tous les ennemis se trahissent d'une façon ou d'une autre quand ils amorcent une attaque, ce qui suffit pour anticiper correctement en devinant qui est pris pour cible et de quelle façon l'adversaire va frapper. Ingénieux et terriblement efficace !

Test Mario & Luigi : Partners In Time Nintendo DS - Screenshot 146Le groupe est plus vulnérable quand les duos sont séparés.

Voilà en quoi l'apport de la plate-forme dans ces combats typés RPG est un plus indéniable, d'autant que rien n'est laissé au hasard. Même dans l'exploration des niveaux en extérieur, on peut prendre l'initiative sur l'ennemi en lui sautant sur la tête ou en lui donnant un coup de marteau sur le crâne. De plus, la plupart des énigmes ne peuvent être résolues qu'en ayant recours aux mouvements combinés relatifs aux duos. Si Mario et Luigi peuvent par exemple se mettre en boule pour aplatir les petits comme des crêpes ou faire la toupie pour les propulser dans les airs, les bébés sont capables de s'enfoncer dans le sol et de donner des coups de marteau à tout va. En fait, il y a tellement de choses intéressantes dans le gameplay qu'on en oublie complètement le stylet qui n'est bizarrement pas utilisé. Je ne pense d'ailleurs pas qu'on puisse considérer ça comme un défaut étant donné que ça n'enlève rien au plaisir ressenti au final. En revanche, le double-écran est largement mis à contribution dans toutes les phases de jeu, y compris durant les combats où certains ennemis viennent carrément vous attaquer depuis l'écran du haut. Seul petit bémol : la relative facilité du titre et sa durée de vie qui ne dépasse pas les 25 heures, même si on a plaisir à le recommencer pour s'immerger à nouveau dans cette atmosphère déjantée commune à aucune autre. Voilà donc un soft chaudement recommandé qui ne pourra laisser personne insensible.

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