Accueil Date de création : 09/03/06 / Dernière mise à jour : 07/08/08 11:35 / 495 articles publiés

Test de Children of mana  posté le dimanche 18 mars 2007 18:38

Test de Children of mana

 

Fiche technique:
Editeur: Square Enix
Développeur: Square Enix
Type: RPG / Action
Joueurs: 2 à 4 en multicartes
Wifi online: NON


Graphisme:
Au premier coup d'œil c'est la beauté et la finesse du jeu qui surprend! Le Village est magnifique, on regrette juste de ne pas pouvoir en visiter d'autre. Les personnages sont très fins et animés avec talent. Leurs styles collent à merveille avec l'ambiance créée par l'univers du jeu. Les donjons sont très colorés et merveilleusement animés! 9/10

Durée de vie:
N'espérez pas avoir trouver dans ce jeu le donjon RPG qui vous occupera pendant des semaines, il se boucle au bout d'environ 25 heures si vous prenez la peine de faire des quêtes secondaires! La durée de vie n'est pas rallongée par le mode multicartes qui s'avère un peu brouillon et qui à notre grand regret est trop limité en ce qui concerne la gestion des objets qui aurait mérité une plus liberté . Une fois le jeu terminé n'espérez pas y rejouer, il perd tout son intérêt! 7/10

Musique:
Rythmée et dynamique elle se fond parfaitement dans le jeu! Elle sera votre allier dans l'aventure. L'ambiance du village est reposante et vous aidera à vous ressourcer avant de repartir dans vos quêtes. 8/10

Maniabilité - Jouabilité:
La prise en main est immédiate, les déplacements et les combats quasi instinctifs. Dommage que le stylet ne soit pas mieux utilisé dans la gestion des objets et l'organisation des combats. Les armes ont toutes des capacités intéressantes contrairement à la magie que est quasi inutile, vous pouvez traverser le jeu sans y avoir recours ça ne gênera en rien: La grosse déception du jeu! Le scénario saura vous tenir en haleine tout au long de votre progression. Les combats rapprochés et nombreux sont un véritable défouloir! 7/10

En résumé:
Un très bon donjon RPG qui mérite qu'on s'y arrête. Véritable défouloir, Brillant par la finesse de ses graphismes mais un peu limité par sa durée de vie qu'on aurait pu espérer bien plus importante grace au mode multicarte.Les fans d'action seront ravis car ce jeu n'en manque pas, la répétition des combats peut toute fois être un motif de lassitude...

Note Finale 7.5/10

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nintendogs  posté le jeudi 08 février 2007 13:00

S'il n'est pas nouveau, le concept d'élever un animal virtuel prend avec Nintendogs des proportions jamais vues en termes de réalisme. Grâce aux fonctions tactiles et vocales de la console, on peut désormais interagir avec son chien de façon parfaitement crédible, au point de s'attacher véritablement à lui. Par son concept inventif et son système de jeu impeccable, Nintendogs est un titre unique en son genre, admirable à de nombreux égards.

Nintendogs

Avant de rentrer pleinement dans le vif du sujet, vous vous souvenez peut-être que lors de sa sortie sur l'archipel, Nintendogs avait créé la surprise en obtenant la note maximale dans le plus célèbre magazine spécialisé dans les jeux vidéo au Japon. En plus de son caractère innovant, le titre répondait clairement à une demande des joueurs nippons qui vivent dans un pays où il est bien difficile de réunir les conditions indispensables à l'adoption d'un animal de compagnie. Si c'est un peu moins vrai en Europe, il n'empêche que beaucoup de personnes sont intéressées par la possibilité d'élever un petit chien virtuel, sans les contraintes liées à l'adoption d'un animal bien réel. Ainsi, il ne serait pas surprenant que Nintendogs connaisse un vrai succès auprès des plus jeunes, au grand soulagement de leurs parents récalcitrants à franchir le pas.

Test Nintendogs Nintendo DS - Screenshot 83Comment voulez-vous vous concentrer sur l'épreuve avec ces yeux-là ?

L'expérience Nintendogs commence avec la visite du chenil où vous aurez la délicate mission de choisir votre premier chiot virtuel. Vous n'êtes pas sans savoir que Nintendogs se décline en trois versions différentes, qui comportent chacune six races de chiens. Cela dit, sachez qu'il y a moyen d'acquérir la totalité des 18 races du jeu avec une seule version et que le chenil propose régulièrement de nouvelles races de chiens. Après quelques temps et lorsque votre budget vous le permettra, vous pourrez même vous occuper de trois chiots à la fois et en mettre cinq autres en pension dans un hôtel canin. Par ailleurs, il est possible de faire des échanges d'une console à l'autre pour récupérer des objets propres à telle version du jeu, et rencontrer par la même occasion les chiots de vos amis. Une fois l'animal acquis, il convient de lui trouver un nom et surtout de le lui faire mémoriser en le répétant avec la même intonation un certain nombre de fois. Vous venez de franchir la première étape menant à une grande amitié. Dès lors, vous êtes libre de faire ce que vous voulez à condition de ne pas négliger les responsabilités qu'implique la possession d'un jeune chien fou.

Test Nintendogs Nintendo DS - Screenshot 84Ah la promenade... un instant magique !

Immédiatement, vous devez penser aux implications matérielles de votre rôle de maître, mais finalement ce qui compte le plus dans Nintendogs c'est d'être présent. Cependant, à l'inverse d'un jeu comme Creatures, les développeurs ont souhaité ne pas imposer de contraintes au joueur qui l'auraient obligé à s'occuper de son chien tous les jours sous peine de le voir mourir. La mort ne fait pas partie des règles de Nintendogs, et il n'est pas question non plus de songer à frapper son petit protégé. Le soft a été conçu dans un but uniquement ludique, et par conséquent, même affamé, plein de puces et furieux après vous, votre Nintendog finira toujours par se réconcilier avec vous. Cela dit, si vous voulez qu'il vous aime et vous obéisse, il convient tout de même de vous réapprovisionner régulièrement dans la boutique du coin pour investir dans des sachets de croquettes, des bouteilles d'eau minérale et des accessoires de toilettage. A l'occasion, vous pourrez également récupérer quelques jouets, comme un souffleur de bulles, différentes sortes de balles, de frisbees, ou encore des rubans, casquettes, colliers, et autres objets amusants.

Test Nintendogs Nintendo DS - Screenshot 85La compétition la plus amusante : l'agility.

Si le système de reconnaissance vocale est essentiel dans le jeu, il n'est indispensable que lors des compétitions de dressage où vous devrez faire particulièrement attention à vos intonations. C'est de toute façon seulement par la voix que vous lui apprendrez des tours, comme se mettre sur le dos, attraper sa queue, donner la patte, sauter, etc. La démarche consiste d'abord à trouver comment provoquer telle ou telle attitude de manière à ce qu'apparaisse le symbole qui vous permet d'enregistrer l'ordre auquel vous voulez associer ce tour. En réitérant l'opération plusieurs fois, le tour sera mémorisé définitivement, à raison de trois mots maximum que le chien peut mémoriser par jour. Plus vous lui aurez inculqué de tours, plus vous pourrez participer à des compétitions de dressage difficiles où l'on vous demandera de faire exécuter à votre chien des actions bien précises en temps limité. Omniprésentes tout au long du jeu, les fonctions tactiles de la console vous donnent l'illusion de pouvoir caresser ou baigner votre chiot par l'intermédiaire du stylet, mais aussi d'interagir avec les accessoires et les jouets que vous utilisez. L'horloge interne joue aussi un rôle très important dans Nintendogs puisque tout se passe en temps réel, ce qui influe sur tous les aspects du jeu. Mais ce qui rend les parties uniques, c'est bien le comportement des chiots qui sont tous dotés d'un caractère différent. Certains peuvent être tout excités d'avoir appris un mot, alors que d'autres seront d'une nature calme et mollassonne. Au final, ce n'est pas seulement la race du chien qui influe sur son caractère mais surtout l'éducation que vous lui donnez.

Test Nintendogs Nintendo DS - Screenshot 86Le jeu se décline en 3 versions : labrador, teckel et chihuahua.

L'une des activités primordiale de Nintendogs est la promenade. Très courts au début du jeu, les trajets que vous pourrez faire dans le quartier virtuel où vous habitez se rallongeront au fil de vos sorties. Vous pourrez ainsi passer un peu de temps dans le parc, aller faire un tour au centre d'entraînement ou faire quelques acquisitions dans la boutique discount. Par ailleurs, si le jeu ne comporte que trois compétitions différentes, une bonne préparation est indispensable avant de participer aux concours. Un bon toilettage permet par exemple de faire bonne figure pendant les compétitions d'obéissance, tandis que s'entraîner au lancer de frisbee dans le parc permet d'éviter des déconvenues dans les épreuves de lancer de disques. De même, le gymnase est idéal pour pratiquer à l'avance les activités proposées sur les parcours d'agility qui consistent en une série d'obstacles à surmonter en guidant son chien à l'aide du stylet. Chaque compétition s'échelonne sur cinq catégories caractérisées par une difficulté croissante, et auxquelles on ne peut accéder qu'en gagnant des trophées. L'argent gagné peut ensuite être investi dans l'achat de nouveaux chiots ou de matériel.

Test Nintendogs Nintendo DS - Screenshot 87Winnie n'a pas vraiment l'air prêt pour une compétition...

Pour ceux qui connaissent d'autres possesseurs de Nintendogs, le mode Ouaf permet de connecter deux DS afin que deux chiots appartenant à deux personnes différentes puissent se rencontrer. On peut également envoyer et recevoir des messages vocaux, ou s'échanger des objets. Si l'on devait reprocher quelque chose à Nintendogs, ce serait peut-être le manque de compétitions et d'activités disponibles, et les contraintes de temps qui vous obligent par exemple à attendre avant de pouvoir ressortir votre chien ou participer de nouveau à une compétition. De plus, le soft n'a évidemment pas de fin en soi et il faut vraiment accrocher au concept pour ne pas lâcher le jeu au bout de quelques semaines. Et puis il est toujours très difficile de se résoudre à abandonner son protégé après avoir passé des mois en sa compagnie, ce qui incite le joueur à rallumer sa console de temps en temps pour s'assurer que son chiot n'a pas eu la mauvaise idée de fuguer. Enfin, il y a toujours quelque chose à trouver dans Nintendogs, de nouveaux accessoires, de nouveaux jouets, de nouvelles musiques, de nouvelles rencontres à faire. Sans oublier la responsabilité d'une vie, virtuelle certes, mais à laquelle on s'attache d'autant plus facilement que le comportement des chiots est plus vrai que nature. Pour ceux qui sont intéressés, on peut rappeler que Nintendo propose à l'occasion de la sortie de Nintendogs deux bundles comprenant la console (rose ou bleu) + le jeu en version teckel ou labrador. A vous maintenant de prendre la bonne décision.

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lost in blue  posté le jeudi 08 février 2007 12:58

Que feriez-vous si vous étiez perdu sur une île déserte, n'ayant comme repère qu'une incertitude quotidienne ? Nombre d'entre vous ont dû se poser cette question au moins une fois, en tirant des conclusions plus ou moins pessimistes. Certains essaieraient de construire un radeau directement, sans penser aux courants contraires ni aux marées, d'autres tenteraient tout d'abord de se créer un abri de fortune, et les derniers commenceraient par la recherche de nourriture et d'eau potable. Mais un grand nombre paniquerait sûrement au bout de quelques heures, minés par la solitude et le désespoir. C'est cet état qu'il faut à tout prix éviter dans le cas de Keith, jeune naufragé à l'avenir incertain.

Lost In Blue

Il y a de cela quelques années, un titre plus qu'atypique était parvenu jusqu'à nous auréolé d'un silence réservé aux productions de petites envergures. Nommé SOS : The Final Escape et développé par Irem, ce soft vous plaçait au creux d'un tremblement de terre et tentait de susciter en vous les réflexes ataviques de l'animal pris au piège. Tentant autant que faire se peut de quitter cette zone à la dangerosité indiscutable, vous deviez tout d'abord survivre, mais également porter assistance aux personnes présentes, tout en vous faisant accompagner d'une jeune fille. Doté d'un gameplay assez simple et d'une originalité probante, ce soft manquait toutefois d'envergure et s'avérait au final bien trop linéaire et limité. Néanmoins, charmé par cette débauche rafraîchissante d'idées neuves, on ne pouvait qu'attendre impatiemment le pendant insulaire du jeu d'Irem, à savoir Lost In Blue. En effet, laissé à lui-même sur une île déserte à la suite d'un naufrage, Keith, élève type de terminale, va donc devenir l'archétype de l'être humain en situation de détresse, faisant appel à la nature pour sa subsistance. Après des premiers pas relativement déstabilisants, ce qui se comprend plutôt bien, le jeune homme va vite saisir l'importance d'une observation minutieuse de ses besoins principaux. Effectivement, la seule solution à la continuation d'une vie paisible entourée de télévisions, d'immeubles et de téléphones portables reste la stricte limitation des dépenses énergétiques. A vous de surveiller attentivement non seulement vos besoins de nourriture et d'eau, mais aussi votre force physique, déclinant petit à petit, à chaque effort fourni. Pour ce faire, trois manières évidentes de procéder sont à votre disposition, à savoir boire, manger et dormir. Le rêve de tout être humain au fond. Néanmoins, loin d'être oisif, il vous incombera de fouiller l'île de fond en comble dans l'espoir de découvrir un moyen de s'échapper de cette prison bleue, et surtout de réfléchir à des plans d'alimentation. Vos premiers pas se font donc sans réellement d'objectifs, vous permettant simplement d'embrasser les nombreuses et intéressantes possibilités du titre. Il est d'ailleurs à noter que celui-ci ne se dévoile réellement qu'une fois Skye rencontrée. Icône féminine de circonstance, cette lycéenne peu sûre d'elle et assez maladroite, pour ne pas dire gauche, apporte d'un côté un élément scénaristique important, changeant radicalement la notion de solitude du départ et de l'autre une évolution du gameplay. C'est en fait grâce à son arrivée que vous aurez l'opportunité de cuisiner et par extension de recouvrer vos forces plus rapidement.

Test Lost In Blue Nintendo DS - Screenshot 15Les passages nécessitant l'attention du héros pour sa belle restent assez romantiques

En mettant de côté la misogynie outrancière de la relation femme et cuisine, il est digne d'intérêt de noter la variété assez surprenante des plats que vous pouvez faire mijoter tendrement, à l'aide des dizaines et des dizaines d'ingrédients que vous dénicherez au fur et à mesure de vos expéditions au plus profond de l'île. Toutefois, à défaut de cultiver des tubercules, il vous faudra apprendre à cultiver la patience. En effet la collecte n'est pas forcément chose facile, même si les carottes ne sont pas des légumes extrêmement agressifs, vous obligeant à utiliser différentes façons de procéder suivant le genre d'élément que vous désirez ramasser. Plus précisément, vous pourrez saisir sans autre effort une noix de coco ou un coquillage au sol, mais il vous incombera de creuser dans le cas des palourdes ou bien de déterrer précisément les racines lors de vos combats avec les pommes de terre et les carottes précitées. C'est dans ces phases nécessitant un effort physique que le stylet fait son entrée, agissant au choix comme une main, un outil commun, ou encore un harpon virtuel. Ressentant la tension appliquée par Keith et effectuant des mouvements similaires, vous serez rapidement pris dans une immersion intense, obnubilé d'une part par votre propre survie, et d'autre part par le besoin minutieux d'une cueillette réfléchie. Effectivement, lors de vos pérégrinations, la prudence est plus que jamais de mise, surtout en ce qui concerne la nature des champignons que vous rencontrerez au détour d'un bosquet. Heureusement non mortels, ces derniers ne manqueront tout de même pas de vous intoxiquer si vous ne prenez pas garde à leur couleur, aboutissant à une baisse générale de votre état et à une soif imposante. Le problème reste que vous n'aurez l'occasion de connaître les effets secondaires de ces mets délicats qu'au travers de tests personnels plus ou moins instructifs. Une bonne idée qui s'applique à l'ensemble des actions en rapport avec la nutrition, aboutissant parfois à des saveurs, comment dire, spéciales.

Test Lost In Blue Nintendo DS - Screenshot 16Parfois, la cuisine réserve des surprises. Ce qui est flippant ici c'est ce qui a pu rendre cette salade mystérieuse

Original, prenant en compte la spécificité de la DS avec sagesse dans un souci d'immersion, le gameplay de Lost In Blue apparaît donc comme une petite perle imaginative variant les expériences. Un constat élogieux qui ne masque tout de même pas les plus gros écueils du jeu que sont son côté répétitif à outrance et la frustration qu'il provoque. La raison à tout cela est la difficulté globale à obtenir une stabilité physique permettant d'explorer les alentours sans la peur panique de mourir à seulement deux pas de la grotte vous servant d'abri de fortune. En effet, votre force physique baissant très rapidement, il vous incombe de vous reposer à de multiples reprises afin de pouvoir à nouveau pousser des rondins ou tout bonnement courir. Le souci est que cette action implique une baisse significative de vos réserves d'eau et de nourriture se concluant souvent par l'arrivée subite et violente d'une faim tenace. Vous passez donc votre temps à faire des petites expéditions en forêt, des sortes de reconnaissances, pour ensuite pouvoir enfin faire ce pourquoi vous êtes venu, sans souffrir continuellement du duo faim/fatigue. Le remède à cela est de préparer bien sagement sa sortie, en restant près de sa "demeure", en faisant le minimum d'effort et en cuisinant les ingrédients les plus nourrissants, se trouvant souvent et malheureusement assez loin. Une fois cela fait, il vous sera nettement plus simple de résoudre vos problèmes.

Test Lost In Blue Nintendo DS - Screenshot 17La pêche au harpon est un grand moment, tirant intelligemment partie du stylet

Mais là où l'on peut voir une volonté de réalisme dans la façon d'engranger des réserves, il existe également une face cachée, exposant à une répétitivité contraignante. Passer plusieurs jours dédiés à fortifier le corps des deux jeunes gens pour se rendre dans un endroit un tantinet éloigné passe les cinq ou six premières fois, mais commence gentiment à énerver au bout de la septième, même si les plats deviennent plus riches au fur et à mesure et empêchent de se retrouver le ventre vide au bout de cinq minutes. De plus, et même si on ne peut pas vraiment se montrer trop tatillon à ce sujet dans le cadre d'un jeu sur portable, les incohérences sont légion. Effectivement, on se rend trop souvent compte de situations passablement illogiques, comme le refus du héros de boire de l'eau de mer alors qu'il est en train de mourir de soif, ou l'imbécilité de l'héroïne qui n'ose même pas sortir de sa grotte pour manger une noix de coco à dix mètres de là alors qu'elle est pratiquement en train de s'auto-digérer. Mais que ces détails ne viennent pas vous tromper, Lost In Blue reste un jeu certes décevant au vu de ce que l'on pouvait en attendre mais tout de même fort sympathique à jouer et éminemment immersif. Plus convaincant que Another Code mais également moins bien mis en scène, le titre de Konami offre néanmoins une vue sur la mer apportant un peu de soleil dans une actualité DS bien terne.


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kirby le pinceau du pouvoir  posté le jeudi 08 février 2007 12:57

Une boule de chewing-gum, un pot de peinture rose, un stylet sans oublier un écran tactile. Voici la liste d'ingrédients pour réaliser un cocktail détonnant sur Nintendo DS. Comme quoi, l'absence de charisme de Kirby sait parfois se faire oublier au profit d'un gameplay irréprochable qui utilise à merveille les capacités de la portable de Nintendo.

Kirby : Power Paintbrush

Si vous doutez encore que la plume soit parfois plus forte que l'épée, Kirby : Power Paintbrush va vous faire changer d'avis. Outre le fait de pouvoir incarner la pâte à tarte rosâtre la plus célèbre du monde du jeu vidéo, il va vous falloir manier le stylet de la console pour éliminer tout ce qui entrave votre chemin. Diantre, un énième jeu de plates-formes qui repose entièrement sur l'écran tactile. Pour sûr mes amis mais pourquoi s'en plaindre quand le résultat affiche une aussi bonne santé ? Ainsi si Power Paintbrush n'offre pas une grande originalité en reprenant certains mécanismes de Yoshi Touch & Go, il a le mérite de nous hypnotiser après 5 petites minutes de jeu. Comment ? Eh bien disons, que le principe de jeu allie simplicité et efficacité, que les graphismes sont éclectiques et détaillés sans parler du level-design démontrant une redoutable efficacité. Mais au fait, quelle est notre mission et combien de temps allons-nous avoir pour la mener à bien ?

Test Kirby : Power Paintbrush Nintendo DS - Screenshot 120Le niveau Vents Violents est un des passages les plus corsés du jeu.

Pour vos objectifs, que diriez-vous de terminer le mode principal pour débloquer divers bonus et autres modes de jeu ? Cependant, vu que seuls sept stages, chacun composé de trois chapitres, composent l'aventure, on regrette un peu d'en venir à bout si rapidement. Pour être plus précis, il vous faudra environ 4 heures pour boucler l'aventure à moins que vous ne décidiez de récupérer les 250 médailles cachées qui vous serviront à débloquer des bonus. Malheureusement, ces derniers se résument à quelques musiques ou personnages à incarner, ce qui n'est pas bien folichon. A ceci, vous pouvez rajouter le mode Course Irisée dans lequel on trouve les défis Chrono et Encre. Le premier vous demandera de terminer une course le plus rapidement possible alors que dans le second, vous devrez utiliser le moins d'encre possible en évitant de dessiner des lignes arc-en-ciel superflues. Autant dire qu'on en fait vite le tour d'autant que ce n%2

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trauma center : under The Knife  posté le jeudi 08 février 2007 12:51

Après s'être fait remarquer au Japon et aux Etats-Unis, Trauma Center nous aura fait languir de longs mois avant d'arriver finalement en version européenne. Un laps de temps qui, pour ma part, m'aura paru interminable, puisque ayant passé des moments exceptionnels sur la version US, j'attendais impatiemment l'occasion de vous parler de ce titre absolument fantastique. S'essayer à Trauma Center, c'est basculer dans le quotidien bouleversant d'un jeune chirurgien qui n'est pas au bout de ses surprises, et mieux vaut y être préparé.

Trauma Center : Under The Knife

Vous n'êtes aucunement attiré par le monde médical et la moindre piqûre vous donne des sueurs froides ? Pourtant, croyez-le ou non, vous avez autant de chances que les autres de succomber au virus Trauma Center. Parfaitement accessible aux néophytes qui ne connaissent rien de la médecine, le titre d'Atlus saura vous faire acquérir en un clin d'oeil les réflexes d'un expert en chirurgie. Prenant place dans un contexte relativement sérieux, compte tenu du propos abordé, le jeu compense son approche réaliste par son atmosphère très typée manga et ses opérations parfois fantaisistes. Dans la peau du docteur Derek Stiles, vous devrez faire vos preuves à l'hôpital Hope avant de tenter d'éradiquer une nouvelle forme de virus mortel en intégrant Caduceus, une organisation secrète spécialisée dans l'enrayement des maladies incurables.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 89Pensez toujours à appliquer le gel antibiotique avant d'inciser.

Débutant par une série de cas assez bénins, Trauma Center vous oppose rapidement à des opérations beaucoup plus délicates sur des patients victimes du TAC, ou toxine anti-immunocellulaire. Ce nouveau fléau de l'humanité, plus terrible que le sida ou le cancer, est encore sujet à bien des interrogations au moment où se passent les faits, soit en l'an 2018. Selon la rumeur, ce virus aurait été mis au point à des fins terroristes dans le but de constituer une arme bactériologique. Entouré d'une équipe de brillants chercheurs et chirurgiens, c'est vous qui allez devoir trouver le moyen d'enrayer cette maladie incurable. Concrètement, vous serez confronté à plusieurs reprises à des victimes du TAC au cours de missions ayant pour but de vous présenter les différents stades de cette maladie. En progressant dans le jeu, vous devrez apprendre à identifier les différentes formes du virus pour les traiter correctement, tandis que vos collègues tâcheront de mettre au point des solutions viables pour que vous puissiez mener à bien vos opérations. Les formalités médicales du début laisseront donc vite place à un stress permanent lorsque vous serez confronté à des cas critiques qui exigeront de votre part une concentration et une efficacité optimales.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 90Ici, vous devez constamment couper les fils et brûler les larves que génère le parasite.

Autant dire qu'il est impensable de se lancer dans une opération si l'on est pas parfaitement opérationnel. Jamais un jeu n'aura été aussi éprouvant et usant pour les nerfs, mais il faut vraiment l'essayer sérieusement pour comprendre à quel point Trauma Center parvient à installer une tension si terrible pendant les opérations. Mais pour réussir à rendre aussi réelle et aussi palpable cette atmosphère stressante, les développeurs ont tout misé sur les particularités de la DS en exploitant de façon très intelligente l'écran tactile. Le gameplay trouve ainsi son efficacité dans l'utilisation omniprésente du stylet, qui peut aussi bien faire office de scalpel que de seringue. En réalité, les dix instruments chirurgicaux qui sont mis à votre disposition peuvent être activés à tout moment par simple pression sur l'icône correspondante. On peut donc passer et en un clin d'oeil d'un outil à un autre sans avoir à attendre qu'une infirmière, aussi réactive soit-elle, vous tende l'objet. Et quand on sait à quel point il faut aller vite dans Trauma Center, ça n'est pas un détail anodin.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 91Même tracé avec hésitation, le pentacle pourra souvent vous sauver la mise.

Le principal tour de force réside donc dans le fait que l'on oublie totalement le contexte dans lequel on joue pour se focaliser uniquement sur la complexité des opérations. Dès lors, ce n'est plus le stylet que l'on contrôle mais tout l'arsenal chirurgical indispensable à l'accomplissement des tâches qui vous sont demandées. Là encore, il est bien difficile d'expliquer cela à quelqu'un qui n'a pas joué à Trauma Center. Dites-vous que lorsque vous faites une incision avec le scalpel, vous avez vraiment le sentiment d'entamer la chair du patient, et de le faire souffrir lorsque le bruit vous indique que vous vous êtes légèrement loupé. Imaginez l'angoisse qui s'ensuit lorsque vous provoquez une hémorragie, et qu'il faut drainer le sang manuellement avant de suturer la plaie. Les seules choses qui seront bien réelles dans tout ça seront la tension qui fera accélérer votre pouls, la sueur qui perlera sur votre nuque et la sensation d'avoir les mains qui tremblent. Le maniement du stylet exigeant une précision chirurgicale de votre part, et c'est le cas de le dire, la moindre bavure peut suffire à faire échouer toute une opération. Fort heureusement, vous disposez d'un atout précieux dans votre manche : la Healing Touch.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 92Le patient le plus inattendu : une bombe à désamorcer !

Le concept de Healing Touch, traduit par "Don de Guérir" en français, constitue en quelque sorte un joker auquel vous pouvez recourir lorsque la situation vous échappe dramatiquement. L'échec d'une opération découle directement du pouls du patient qui, s'il tombe à zéro, entraîne la mort du malade et l'irrémédiable Game Over. Malgré le fait que vous serez complètement absorbé par l'application du traitement, vous devrez donc impérativement garder un oeil sur ce pouls qui peut chuter brutalement lorsque vous "dérapez". Le seul moyen de faire remonter celui-ci est d'injecter régulièrement une certaine substance à l'aide de la seringue, ce que vous ne pourrez pas vous permettre de faire n'importe quand. Il est donc parfois inévitable de faire appel au Don de Guérir, une notion un peu fantaisiste qui constitue en quelque sorte le pouvoir spécial du docteur Stiles. Concrètement, la chose consiste à tracer un pentacle avec le stylet pour quasiment figer l'action et faire passer le temps au ralenti. Vous disposerez ainsi d'un laps de temps précieux que vous devrez mettre à profit pour redresser la situation en agissant vite et bien. Notez que vous ne pourrez hélas l'utiliser qu'une seule fois par mission.

Test Trauma Center : Under The Knife Nintendo DS - Screenshot 93Ces vers se multiplient à chaque fois que vous les coupez en deux.

Même si les premières missions demeurent très simples, elles sont indispensables pour que le joueur acquiert les réflexes de base afin de les utiliser par la suite de manière intuitive sans passer trente secondes à se demander comment procéder pour effectuer un massage cardiaque, extraire une tumeur, retirer un corps étranger ou traiter une hémostase au laser. Histoire que vous ne perdiez pas vos bonnes habitudes de médecin si vous arrêter de jouer pendant plusieurs jours, le soft vous donne la possibilité de recommencer les missions terminées dans n'importe quel ordre en passant par le mode Opération (anciennement le mode Challenge). Vous pourrez ainsi en profiter pour améliorer votre score en agissant plus proprement ou en allant plus vite, puisque le chronomètre représente votre principal menace après l'état du patient. Parmi les 36 missions proposées, quelques-unes font vraiment preuve d'originalité, notamment la scène mémorable où vous devrez désamorcer une bombe dans un avion avec vos instruments de chirurgien ! Les derniers cas sont d'ailleurs tellement fantaisistes qu'ils sont carrément indescriptibles. Pour vous donner une idée, dites-vous que vous aurez affaire à des parasites monstrueux aux réactions totalement imprévisibles, et que vous allez vraiment en baver pour en venir à bout. Malgré tout, Trauma Center est une expérience à part à découvrir absolument si vous ne voulez pas passer à côté de l'un des jeux les plus marquants de l'année.

Pour des raisons techniques, ces images ont été prises sur la version US, mais tous les textes sont traduits en français sur la version PAL.

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